Le cabinet de Camille Forestier occupe un appartement lumineux de la presqu’île lyonnaise, entre Saône et Rhône, à quelques rues de la place Bellecour. Sur les murs, pas de planches anatomiques austères mais des courbes : graphiques de température basale, schémas du cycle menstruel, frises de chronobiologie qui dessinent les marées hormonales du mois. Hélène Marquet l’a rencontrée un matin de juin, entre deux consultations, alors que la salle d’attente se remplissait de femmes venues comprendre pourquoi un régime « miracle » conçu pour leur conjoint les avait épuisées.

Camille Forestier est nutritionniste depuis douze ans, spécialisée en chrononutrition et en santé hormonale féminine. Elle reçoit majoritairement des femmes, de la jeune sportive à la patiente en périménopause, et s’est fait une spécialité d’un constat dérangeant : la plupart des protocoles de jeûne intermittent vendus aujourd’hui ont été validés sur des cohortes d’hommes. Sa pratique consiste à les démonter, puis à les reconstruire au rythme du cycle féminin. Voix posée, pédagogue, elle déboulonne sans agressivité les mythes du jeûne « universel ».

Portrait de Camille Forestier, nutritionniste

Camille Forestier

Nutritionniste spécialisée en chrononutrition et santé hormonale féminine. 12 ans de cabinet à Lyon.

Pourquoi affirmez-vous que le jeûne intermittent n’a pas été pensé pour les femmes ?

Effervesciences : Le jeûne intermittent est partout : 16/8, 5:2, OMAD. On le présente comme une méthode universelle. Vous dites pourtant qu'il a été pensé contre les femmes. C'est une formule un peu provocatrice, non ?
Camille Forestier : Provocatrice, oui, mais pas inexacte. Quand on remonte aux études fondatrices sur la restriction temporelle alimentaire, la majorité des essais cliniques marquants ont été menés sur des hommes, ou sur des modèles animaux mâles. La physiologie masculine est plus simple à étudier : pas de cycle hormonal de vingt-huit jours qui modifie le métabolisme d'une semaine à l'autre. Les chercheurs ont donc construit des protocoles sur un organisme relativement linéaire, puis on a généralisé ces résultats à tout le monde.

Or l’organisme féminin n’est pas un organisme masculin avec moins de testostérone. C’est un système rythmé par deux hormones majeures, les œstrogènes et la progestérone, dont les concentrations varient en permanence au fil du cycle. Ces hormones ne servent pas qu’à la reproduction : elles modulent la sensibilité à l’insuline, la température corporelle, l’humeur, l’appétit, la qualité du sommeil. Appliquer le même jeûne le quatrième jour du cycle et le vingt-cinquième, c’est comme régler un thermostat unique pour l’hiver et l’été.

Le corps féminin est aussi beaucoup plus sensible aux signaux de pénurie énergétique. C’est une logique évolutive : un organisme capable de porter une grossesse doit pouvoir détecter très tôt qu’il n’y a pas assez de ressources, et mettre la fonction reproductive en veille pour se protéger. Ce mécanisme, parfaitement adapté à la survie, se retourne contre les femmes quand on leur impose une restriction trop brutale. C’est pour cela que je passe l’essentiel de mes consultations à expliquer la chronobiologie avant même de parler d’horaires de repas.

Quel est le rôle exact des œstrogènes et de la progestérone face au jeûne ?

Hélène Marquet : Vous parlez de deux hormones clés. Concrètement, qu'est-ce que les œstrogènes et la progestérone changent à la façon dont une femme tolère le jeûne ?
Camille Forestier : Les œstrogènes sont, en simplifiant, des hormones de la « bonne saison ». Quand leur taux monte, dans la première moitié du cycle, ils améliorent la sensibilité à l'insuline, favorisent l'utilisation des graisses comme carburant et protègent la masse musculaire. C'est une fenêtre métabolique favorable : le corps gère bien les périodes sans nourriture, l'énergie est stable, l'humeur est plutôt bonne. C'est le moment où une femme tolère le mieux un jeûne un peu plus long.

La progestérone, dominante dans la seconde moitié du cycle, change la donne. Elle augmente la température corporelle de quelques dixièmes de degré, élève le métabolisme de base — une femme dépense réellement plus de calories en phase lutéale — et tend à dégrader la tolérance au glucose. C’est pourquoi tant de femmes décrivent des fringales de sucre la semaine avant les règles : ce n’est pas un manque de volonté, c’est une réalité biochimique. Imposer un jeûne strict à ce moment-là, c’est ajouter du stress métabolique à un terrain déjà tendu.

Ces deux hormones dialoguent en permanence avec ce qu’on appelle l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien, le système de commandement qui orchestre le cycle. L’hypothalamus, dans le cerveau, surveille en continu la disponibilité énergétique. Si la balance penche trop longtemps du côté de la pénurie — trop de jeûne, trop de sport, pas assez de calories — il ralentit la cascade hormonale, et le cycle se dérègle. Comprendre ce cadre est exactement le sujet que j’explore dans notre dossier sur le jeûne intermittent et la chronobiologie, qui détaille les rythmes métaboliques sous-jacents.

Comment adapte-t-on les fenêtres alimentaires aux phases du cycle ?

Effervesciences : Venons-en au concret. Si une femme veut pratiquer le jeûne intermittent intelligemment, comment ajuste-t-elle ses fenêtres alimentaires au fil du mois ?
Camille Forestier : Je découpe le cycle en deux grandes périodes, en gardant à l'esprit que ce sont des repères et non des règles rigides. La phase folliculaire, du premier jour des règles jusqu'à l'ovulation autour du quatorzième jour, est la fenêtre favorable. La sensibilité à l'insuline est bonne, l'énergie est stable. C'est là qu'on peut se permettre des jeûnes un peu plus longs : une fenêtre alimentaire de huit à dix heures, par exemple, du type 14/10 ou 16/8 quelques jours par semaine, reste très bien tolérée chez la plupart des femmes en bonne santé.

La phase lutéale, de l’ovulation jusqu’aux règles, demande l’inverse : on raccourcit le jeûne. Je recommande de revenir à des fenêtres alimentaires plus larges, de douze heures de jeûne maximum, et surtout d’augmenter les apports en glucides complexes — patate douce, légumineuses, céréales complètes — pour soutenir la production de sérotonine et limiter les fringales. La semaine prémenstruelle, je dis souvent à mes patientes d’oublier complètement la performance et de simplement bien manger, à intervalles réguliers.

Un point capital concerne le moment de la journée. La chronobiologie nous enseigne que la sensibilité à l’insuline est maximale le matin et décline le soir. Concentrer la fenêtre alimentaire sur la première partie de la journée — petit-déjeuner consistant, déjeuner complet, dîner léger et précoce — est presque toujours préférable à l’inverse. C’est tout l’enjeu de la chrononutrition et des horaires de repas : ce n’est pas seulement combien de temps on jeûne, mais à quelle heure on place ses apports. Sauter le petit-déjeuner pour ne manger qu’en soirée est, pour une femme, l’une des stratégies les plus contre-productives qui soient.

Schéma des fenêtres alimentaires adaptées aux phases folliculaire et lutéale du cycle

## Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous observez en cabinet ?
Hélène Marquet : Vous recevez beaucoup de femmes qui ont mal vécu le jeûne intermittent. Quelles sont les erreurs qui reviennent le plus souvent ?
Camille Forestier : La première, et de loin, c'est d'appliquer un protocole masculin à l'identique : un 16/8 tous les jours, sans tenir compte du cycle, parce qu'un influenceur ou un conjoint l'a recommandé. Au début, ça marche souvent : perte de poids rapide, sensation de légèreté. Puis, au bout de quelques semaines ou mois, le corps proteste. Cycle qui s'allonge, sommeil qui se dégrade, fatigue qui s'installe. La femme croit qu'elle manque de discipline, alors qu'elle a simplement dépassé son seuil de tolérance énergétique.

La deuxième erreur, c’est de combiner jeûne agressif et sport intensif. Quand on additionne une restriction calorique, des fenêtres de jeûne longues et plusieurs séances de sport par semaine, on crée un déficit énergétique que l’hypothalamus interprète comme une famine. C’est le terrain typique de ce qu’on appelle en médecine du sport le déficit énergétique relatif. Les athlètes féminines y sont particulièrement exposées, mais cela touche aussi des femmes très actives qui pensent bien faire en cumulant toutes les « bonnes » habitudes.

La troisième erreur est plus subtile : c’est de jeûner sur fond de stress chronique. Le jeûne est lui-même un stress métabolique léger, ce qui est bénéfique à petite dose. Mais quand il s’ajoute à un stress professionnel, à un manque de sommeil, à une charge mentale lourde, le cortisol s’emballe. Or un cortisol durablement élevé perturbe l’ovulation et favorise le stockage abdominal — exactement l’inverse de l’effet recherché. Avant de proposer un jeûne, je passe toujours du temps sur le sommeil et la gestion du stress, parfois à l’aide d’approches naturelles comme celles décrites dans notre entretien sur les adaptogènes et le stress.

Quels sont les signaux d’alerte qu’il ne faut jamais ignorer ?

Effervesciences : Vous évoquez des dérèglements. Quels sont les signaux concrets qui doivent alerter une femme et la pousser à arrêter ?
Camille Forestier : Le signal numéro un, celui qui ne se discute pas, c'est l'aménorrhée : l'arrêt des règles, ou leur irrégularité soudaine. C'est le drapeau rouge absolu. Quand le cycle disparaît, cela signifie que l'hypothalamus a coupé la cascade hormonale parce qu'il perçoit une pénurie. On parle d'aménorrhée hypothalamique fonctionnelle. Ce n'est pas un détail cosmétique : un cycle absent s'accompagne d'une chute des œstrogènes, avec des conséquences sur la densité osseuse et le risque cardiovasculaire à long terme. Si les règles s'arrêtent, on stoppe le jeûne, point.

Avant ce stade, le corps envoie des avertissements plus discrets. Une fatigue qui ne passe pas, même après une nuit complète. Un sommeil qui devient haché, avec des réveils nocturnes vers trois ou quatre heures du matin — souvent le signe d’une hypoglycémie nocturne ou d’un cortisol mal régulé. Une frilosité nouvelle, les mains et les pieds toujours froids, qui trahit un ralentissement thyroïdien réactionnel. Une chute de cheveux, une peau qui se ternit, une libido qui s’effondre.

Il y a aussi tout un volet que j’appelle la fatigue surrénalienne, même si le terme est contesté dans la littérature médicale stricte. Ce que je constate cliniquement, c’est un épuisement de l’axe du stress : la femme se réveille fatiguée, a un coup de pompe en milieu de matinée, dépend du café et du sucre pour tenir, et a du mal à se calmer le soir. Ce profil-là n’a rien à faire dans un jeûne intermittent restrictif. Il a besoin de l’inverse : des repas réguliers, des glucides, du repos. Repérer ces signaux à temps évite des mois de dérèglement.

## Comment fonctionne précisément l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien ?
Hélène Marquet : Vous mentionnez souvent cet axe hypothalamo-hypophyso-ovarien. Pouvez-vous expliquer, pour nos lectrices, comment il relie l'alimentation et le cycle ?
Camille Forestier : C'est la chaîne de commandement du cycle féminin, et elle est d'une élégance remarquable. Tout commence dans l'hypothalamus, une petite région à la base du cerveau qui joue le rôle de capteur. Il surveille en permanence l'état énergétique du corps, notamment via une hormone appelée leptine, sécrétée par les graisses, qui l'informe du niveau des réserves. Quand l'hypothalamus juge la situation favorable, il libère une hormone, la GnRH, par pulsations régulières.

Cette GnRH commande l’hypophyse, juste en dessous, qui sécrète à son tour deux hormones, la FSH et la LH. Ce sont elles qui pilotent les ovaires : maturation des follicules, ovulation, production d’œstrogènes puis de progestérone. C’est donc une cascade en trois étages — hypothalamus, hypophyse, ovaires — où chaque maillon dépend du précédent. Et le tout premier maillon, l’hypothalamus, est exquisément sensible à la disponibilité énergétique.

C’est là que le jeûne entre en jeu. Un jeûne modéré, bien calibré, ne perturbe pas cette cascade : le corps gère parfaitement quelques heures sans nourriture. Mais un déficit énergétique chronique fait chuter la leptine et bombarde l’hypothalamus de signaux de stress. Les pulsations de GnRH ralentissent, deviennent erratiques, et toute la cascade se grippe. Concrètement, l’ovulation se fait mal ou plus du tout. C’est pour cela que je dis à mes patientes que le cycle est le meilleur tableau de bord qui soit : tant qu’il reste régulier, l’axe est satisfait. Dès qu’il se dérègle, c’est qu’on est allé trop loin.

Le cas de la périménopause change-t-il les règles du jeu ?

Effervesciences : Beaucoup de femmes s'intéressent au jeûne intermittent précisément à l'approche de la ménopause, pour gérer la prise de poids. Est-ce une bonne idée à cette période ?

Femme consultant son carnet de suivi de cycle et de fatigue, signaux d'alerte du jeûne mal adapté

Camille Forestier : La périménopause est une période fascinante et délicate, qui peut durer plusieurs années. Les œstrogènes ne s'effondrent pas d'un coup : ils fluctuent de façon erratique, avec des pics et des creux, avant de décliner durablement. Cette instabilité explique les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, l'humeur en montagnes russes. Sur le plan métabolique, la baisse des œstrogènes dégrade la sensibilité à l'insuline et favorise le stockage des graisses autour de l'abdomen — d'où cette fameuse prise de poids que tant de femmes décrivent.

Dans ce contexte, le jeûne intermittent peut avoir un vrai intérêt, mais à condition de viser la bonne cible. L’objectif n’est pas la restriction pour la restriction : c’est de restaurer la sensibilité à l’insuline. Et pour cela, la chronobiologie est une alliée précieuse, ce qui rejoint tout ce que l’on sait de l’influence de la lumière et des rythmes circadiens sur le métabolisme. Je conseille volontiers une fenêtre alimentaire resserrée et matinale : un petit-déjeuner protéiné, un déjeuner complet, un dîner léger pris tôt, avec un jeûne nocturne de douze à quatorze heures. Cette approche douce respecte le terrain hormonal sans le brusquer.

Ce qu’il faut absolument éviter à la périménopause, c’est le schéma « je saute le petit-déjeuner et je mange tout le soir ». À cette période, l’instabilité glycémique nocturne aggrave les réveils et les bouffées de chaleur. Concentrer les apports en fin de journée, c’est nager à contre-courant de l’horloge biologique. La périménopause demande de la souplesse et de l’écoute : le même protocole peut convenir un mois et devenir inadapté le suivant, parce que le terrain hormonal bouge. C’est tout sauf une recette figée.

Un mot pour les femmes qui veulent se lancer prudemment ?

Hélène Marquet : Pour conclure, quel conseil donneriez-vous à une femme en bonne santé qui souhaite essayer le jeûne intermittent sans risque ?
Camille Forestier : Je dirais : commencez par le plus doux et observez-vous. Un jeûne nocturne de douze heures — par exemple, dîner à vingt heures, petit-déjeuner à huit heures — n'est pas vraiment un jeûne intermittent au sens médiatique, mais c'est déjà excellent pour le métabolisme, et c'est sans danger pour l'immense majorité des femmes. On peut ensuite, si tout va bien, allonger progressivement vers treize ou quatorze heures, en phase folliculaire de préférence — toujours en gardant en tête les grands [rythmes biologiques de la chronobiologie](/chronobiologie-rythmes-biologiques-guide/) qui gouvernent le métabolisme au fil de la journée.

Ensuite, prenez le cycle comme boussole. Tenez un carnet : notez vos règles, votre énergie, votre sommeil, vos fringales. Si après quelques semaines votre cycle reste régulier, votre sommeil est bon et votre énergie stable, c’est que votre protocole vous convient. Si l’un de ces trois indicateurs se dégrade, élargissez la fenêtre alimentaire sans culpabiliser. Le but n’est jamais de souffrir : un jeûne qui dérègle votre cycle est un mauvais jeûne, même s’il fait perdre du poids à court terme.

Et surtout, ne dissociez jamais l’alimentation du reste. Le jeûne s’inscrit dans un mode de vie global qui inclut le sommeil, la gestion du stress et le rapport à son corps — un vrai travail de développement personnel et éveil émotionnel autant que d’hygiène alimentaire. Pour celles qui veulent une vision plus large de la prévention, j’oriente aussi volontiers vers les ressources de nutrition et prévention santé. Le jeûne intermittent n’est pas une religion, c’est un outil. Bien utilisé, au rythme du corps féminin, il peut être précieux. Mal utilisé, il devient une source de déséquilibre. Toute la nuance est là.

Questions rapides : les idées reçues

« Le jeûne intermittent fait fondre la graisse abdominale chez la femme. » — Faux en général. Sans déficit calorique réel et sans équilibre hormonal, la graisse abdominale peut même augmenter si le cortisol s’emballe.

« Sauter le petit-déjeuner est la meilleure façon de jeûner. » — Faux pour la plupart des femmes. La sensibilité à l’insuline est meilleure le matin : mieux vaut décaler le dîner que supprimer le petit-déjeuner.

« Si je n’ai plus mes règles, c’est juste que je suis en forme. » — Faux et dangereux. L’arrêt des règles est un signal d’alarme énergétique, jamais un signe de bonne santé.

« Le même protocole 16/8 marche toute l’année. » — Faux. La tolérance au jeûne varie d’une semaine à l’autre du cycle ; un protocole figé ignore cette réalité.

« Le jeûne intermittent est interdit après cinquante ans. » — Faux. À la périménopause, une version douce et matinale peut même aider à restaurer la sensibilité à l’insuline.

« Plus je jeûne longtemps, meilleurs sont les résultats. » — Faux. Au-delà d’un certain seuil, l’organisme féminin bascule en mode épargne et les bénéfices s’inversent.

« Café noir et jeûne, c’est sans conséquence. » — Partiellement faux. Chez les femmes sensibles au stress, trop de café à jeun élève le cortisol et accentue les effets indésirables du jeûne.

Conclusion — les 3 choses à retenir

Le cycle est le tableau de bord. Tant que les règles restent régulières, le sommeil bon et l’énergie stable, le protocole de jeûne est adapté. Dès qu’un de ces trois indicateurs se dégrade, il faut élargir la fenêtre alimentaire sans attendre.

On jeûne avec l’horloge, pas contre elle. Concentrer les apports le matin et le midi, respecter la phase folliculaire pour les jeûnes plus longs et alléger la contrainte en phase lutéale : la chronobiologie féminine n’est pas un détail, c’est le cœur de la méthode.

La douceur prime sur la performance. Un jeûne nocturne de douze heures, bien tenu et combiné à un bon sommeil et à une gestion du stress, vaut mieux qu’un 16/8 quotidien subi. À la périménopause comme à vingt-cinq ans, l’écoute du corps reste le meilleur guide.